SOUVENIRS
Souvenir
Devant des vagues qui partent et reviennent
Les souvenirs ressassent un passé lointain
Les dockers au sommet des hautes mers
Brandissent leurs filets vers le bel horizon
Que j'aime contempler ce miroir bleuâtre
Qui me renvoie le reflet de mon paraître
Et cette mousse épaisse qui vient se poser
Sur ce sable fin qui mouille mes pensées
Jusque-là je n'ose pas retourner au passé
Fouiller dans mes souvenirs, mon déjà-vécu
Mais heureusement que le coucher du soleil
Emportait tout sauf le bel air de minuit
Je me souviens de cette place inoccupée
Où, il fallait nager dans la direction du passé
Armé de courage et naviguer contre le vent
Car il est proche, mais difficile d'y retourner
De regret et d'espérance
À vaincre sans péril on triomphe sans gloire
Rien est difficile à qui avance avec le vouloir
Chaque pas en avant mène vers le périple
Un pas vers la fin ; le début d'un autre cycle
Un retour en arrière ou consulter son futur
Ne règle rien, mieux vaut juger son présent
Demain est fait de quelque chose, ça c’est sûr
Mais rien n’est plus sûr que ce qu’on a à l’instant
À beau garder que ce qu'on a de plus cher
Et prétendre à en faire une vie éternellement,
C’est risquer de ne jamais avoir ce qu’on n’a pas
Et finir par regretter ce qu'on a perdu !
La vie c’est aller, venir, se lever et puis repartir
C’est dans ce flux que réside le charme de vivre
On ne donne sens à la vie, à notre existence
Que quand on sait lever le pied et poser des pas
Renaissance
A la croisée des chemins : crise et caprices
Au carrefour où se croisent rêves et réalité
La nature aura certes horreur de la vacuité
Comme cette jeune fille face à ses vices
Entre femme de class et fille de gang
Belle, séduisante pourtant fort respectée
La demoiselle est en quête de son rang
Entre les classes qu’elle veut toutes fréquenter
Arrive ce moment, celui de faire table rase
Rejeter tout, prendre un nouveau départ.
On ne meurt qu’une seule fois, c’est évident
Mais on a plusieurs vies, plusieurs costumes.
Le chemin … à la gloire
Comme dans une forêt dense,
Beau paysage mais sombre ;
Sable frais, ciel en l'absence
D'étoiles, d'une nuit crédible
De l'espérance joint à la foi,
J'avance foulée après foulée
De croyance et de surmoi
Je m'interdis de m'arrêter
Seul, sur ce chemin de boue
Qui hélas ne mène nulle part
Bloqué au milieu de partout
J'avance en un dernier rempart
Loin d'un chemin de fleurs
Celui-ci mène à la gloire
Épargné de crainte, de peur
Honte à qui ne défie pas le noir !
Fuites de pensée
Et pour s’aimer à trois
Il faut faire l’amour
Comme semer des lois
Pour n’y avoir recours
Vivre en bons temps
Avancer pas après fuite
Tout arrive au bon moment
Rien ne va trop lent ni trop vite
Comprends par cet hymne
Que la vie aurait été meilleure
Si chacun avançait à son rythme
Et de son côté, d’ici et d’ailleurs
Ne soyez jamais pressés
Les aiguilles de votre montre
Avancent telles programmées
Que vous soyez pour ou contre
Ode déséquilibrée
Entre silencieux et bavard
Tantôt assouvi parfois crevard
Entre dynamique et passif
Je deviens plus que créatif
Entre naturel et culturel,
Du temporel au spirituel...
Partageant l'ange et le démon,
Je me retrouve dans le ménon
Entre le banni et le béni,
Encore plus sorcier que génie
A cheval entre bien et mal
Ma foi devient plus infernale
Entre l'athée et le croyant
Sans passé, futur ni présent
Mystérieux comme personne
L’illusion, l’art qui me passionne
Toujours entre deux choses
Attitudes et actes qui s'opposent
Je suis pourtant facile à connaître,
Je suis entre l'être et le paraître...
Désir assouvi
Des « dieux » par dizaines,
Des esprits par centaines
Des forces de la nature et de la terre,
De l’eau, de l’air et de la mer.
Des religions par dizaines,
Des religieux par centaines
De la danse par des pieds sur terre;
Dignité rendue et offrandes en l’air.
Des traditions par dizaines,
Des costumes par centaines,
Du paysage dans toute sa beauté
De la tradition à perpétuer.
Des tributs par dizaines,
Des pouvoirs par centaines
Du mysticisme, de la sorcellerie,
Le Vaudou plus qu’un désir assouvi.
Dakar Dem Dikk
À l'arrêt de bus je rencontre un ami Sérère
Vendeur de café depuis plus d'une décennie
En quelques minutes sous un froid sévère
Il me conta l'histoire du Dakar Dem Dikk
C'est autour d'une tasse de café solidaire
Et de son fourneau chaud, protecteur
Le froid et le noir nous observèrent
Discutant d'un bon sujet fédérateur
Le Dem Dikk, un bus mythique pour lui
Qu'il ne prend pas mais voit depuis toujours
Il connaît le personnel du jour comme de nuit
C'est son café qui donne l'aller et motive le retour
Mon nouvel ami maîtrise les différentes lignes
De la banlieue comme du centre ville
Comment on les classe et pourquoi on les aligne
Et parfois même des histoires plus débiles
Oups, mon bus est enfin arrivé, je dois monter
Il m'offre un masque "tiens il y a la poussière"
Je le remercie pour ça mais plus pour ses idées
J'ignore encore son nom, je l'appelait Grand Sérère…
De l'humanité au plus humain des hommes...
Tout être humain naît (forcément) animal,
Apprend la vie pour grandir en homme
C'est dans ce long processus vital
Que le fils d'Adam se méfie (encore) de la pomme
Parmi les hommes se distinguent les humains,
À travers des attributs (parfois) abstraits.
D'aucuns ignorants, d'autres sages et même divins
Dire que la vie les différencie, cette fois, sur un point concret !
Il y a des hommes parmi les humains,
Et point d'homme dans les divins
C'est parfois injuste pour certains
Mais la sagesse grecque ne fait pas le romain !
L'homme est fou parfois,
Envers son prochain, il agit sans loi
Et c'est la même race de surcroît,
La nature voudrait qu'il ait une commune foi !
L'humanité rime avec du cogito,
De l'amour et dans la communauté,
Car il n'y a d'homme qui sorte du lot
Que l'humain régi par la loi de l'humanité !
De l’amour à la haine.
De l’amour à la haine
C’est un tapis glissant
Les cœurs ne s’y retiennent
Qu’au rythme des sentiments
De l’amour à la haine, se cassent
Les chaînes aux maillons légers
Il faut bien chacun y fasse
Du pour s’aimer à l'éternité
De l’amour à la haine,
Des amis devenu émules
Se regardant sans peine
De passer au ridicule
De l’amour à la haine, jadis
Les âmes se tournent le dos
Faisant du passé un sacrifice
Comme s’il n’a jamais été beau
De la haine à l’amour,
La compréhension prend le dessus
La parole comme le soleil du jour,
Vient éclairer le mal-perçu
De la haine à l’amour
Ne manquait que l’attention
Qui pouvait rassembler,
Deux êtres en filiation.
Chante Artiste chante !
Chante et fais ce que tu sais faire
Offre-nous ce que tu as de plus cher
Chante, en solo ou trouve un chœur
Laisse-nous entrer en toi, dans ton cœur
Chante Homme chante !
Chante, crie haut tes paroles
Parle-nous en image, en parabole
Chante, partage et fais sortir ton émoi
On aime, ne les garde pas pour toi
Chante Citoyen chante !
Chante, au plaisir de ton peuple
Et pour guider ces aveugles
Chante, en un bon rédempteur
C’est ta voix qui fait fuir la peur
Chante, chante, chante !
Chante, avance, prends les devants
Guide les petits et protège les grands
Chante, comme tu aimes le faire
Pour tous et pour ceux qui préfèrent se taire
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