Adansonia digitata, le roi baobab

Il s'élève dans la savane 

Qu'il domine  de sa haute taille 

Pour que juste à côté de lui 

L'éléphant paraisse petit. 


Mieux qu'un colosse, c'est un géant 

Coiffé bien ridiculement 

Dont l'envergure se réduit 

Au fur, à mesure qu'il grandit. 


On le dénomme baobab 

Pour les nombreuses graines de ses fruits 

Et il trône comme un nabab

Vénéré dans tout le pays.  


Tout comme il prend de la bouteille  

L'air gourde lui sied à merveille: 

C'est vrai que son ventre éminent 

Rend son chef presqu'inexistant; 


Il lève ses bras atrophiés 

Comme outré par quelques propos  

Et ses trois cheveux ébouriffés 

Le font paraître un peu gogo.   


On le dénomme baobab 

Mais ne riez pas c'est un roi 

Car il trône comme un nabab 

Respecté par les villageois.  


Il est tellement singulier 

Que les griots ont pu conter 

Qu'il prenait ses racines au ciel 

Pour être à la vie essentiel. 


De ses feuilles, fruits et racines 

Il nourrit plus de dix familles 

Et par la voie du guérisseur 

Il apaise mille douleurs.  


On le dénomme baobab 

Et il est bien hospitalier  

Pour que trônant comme un nabab 

Il abrite encore les sorciers. 


Avec ses vertus innombrables 

Il est le centre du village 

Pour qu'à ses pieds soit réuni 

Pour palabrer tout le pays. 


Avec son âge séculier 

Il est à tous si familier 

Que nul ne peut imaginer 

Un décor sans son fût bombé. 


 

On le dénomme baobab 

Et jusqu'aux cimetières, il veille 

Pour que bien mieux que tout nabab 

Son image soit éternelle.


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